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Affichage des articles associés au libellé famille

La non-binarité

Mon abscence des derniers mois s'explique par une nouvelle adaptation. L'annonce de mon cadet de sa non-binarité.  D'abord, je voulais être certaine de bien intégrer toute la signifiation très nuancé de la non-binarité.  Pour Néo-fils, on est passé du noir au blanc plutôt facilement, changeant le "elle" pour le "il" ainsi que tout le reste du vocabulaire qualificatif. Sa personalité masculine très suggestive aide à faire cette transition puisque l'on a un homme devant soi, il devient donc évident d'en parler au masculin. Pour mon cadet, on est plutôt dans un arc-en-ciel de gris. De ce que j'en comprend, en ce moment, c'est que les aspects masculins de son corp - les sourcils, les biceps, la machoire - le rendent inconfortable, mal à l'aise, comme si ça ne lui appartenaît pas parce qu'iel ne se sent pas masculin. Iel aime porter du vernis à ongles, se maquiller, être vêtu d'une jupe et apprécie les couleurs dites pour fille . S...

La scission

J'ai longtemps eu de la difficulté à faire la scission entre le avant et le maintenant. Dix-neuf ans de souvenirs ça ne se transforme pas facilement. En fait j'en ai encore et je crois que je n'y arriverai jamais.  J'ai bien essayé de parler de Maxim quand il avait 4 ans, mais je ne l'ai pas connu. Comme je l'ai mentionné, même si la personnalité est resté la même, iels sont totalement différents dans leurs attitudes et réactions.  Celle que j'ai connue enfant c'est Maya, c'est elle qui partage mes souvenirs. Comment elle prenait sa place, comment elle abordait les gens, comment elle aimait faire des spectacles, qu'on sache qu'elle était là. Puis l'adolechiance est arrivé. Celle qui confrontait, celle qui revendiquait, qui bousculait, encore celle qui faisait des spectacles mais plutôt provoquant. Celle aussi qui trouvait exutoire (de son incompréhension de qui iel était, sûrement) dans la drogue, dans les amies, dans l'abandon de l...

Le dire

Jongler. Jongler avec les mots, avec les genres, avec les souvenirs. Faire de la gymnastique mentale, verbale. Jauger, juger. À qui je le dis, à qui je ne le dis pas, comment je le dis; en partie? en surface? en détail? Quand on parle du présent, c’est facile. Quand je parle avec des gens que je ne reverrai pas, c’est facile. Les amis proches, c’est facile. Famille proche, facile. La famille éloignée, pas vu depuis 20 ans, c’est complexe. À des funérailles, c’est délicat. - Ta fille va-t-elle venir? Qu’est-ce que je réponds… comment je le dis… Max ne peut pas y être malheureusement et donc ma fille ne viendra assurément pas mais le hic c’est que je n’ai plus de fille… donc, je les reprends? je leur explique? au complet? C’est parfois long, souvent complexe et là, ce n’est ni le lieu, ni le moment pour ça. Mais en même temps, je n’ai pas de fille. J’ai deux garçons. Ça ne me tente pas de faire comme si... ça ne me tente pas d’épargner au cas où… - Non, Max ne peut pas venir, il aurait ...

L'entourage

  Je suis consciente que mon fils a beaucoup de chance d'être né autour des années 2000, en Amérique du nord et précisément au Québec. Ça facilite grandement sa situation.  Je me souviens, quand j'ai découvert que Maya 12 ans,  était lesbienne en voyant sa photo de profil Facebook d'elle embrassant sa douce, j'ai eu une réaction un peu choqué sur le coup. Pas qu'elle aime les filles, mais que ma famille qui est aussi "ami Facebook" avec elle le soit et me fasse des représailles. Pis c'est pas arrivé.  Lorsque Maxim a été prêt à modifier son profil Facebook pour dire qui il était réellement, j'ai encore une fois anticipé la réaction des gens. On a convenue Max et moi d'écrire un message en privé et de l'envoyer à une majorité de gens important, amis et famille, pour préparer le terrain. Sur la trentaine de gens à qui on a partagé le message, je crois qu'une seul n'a pas réagi positivement, tous les autres n'avaient que des mots d...