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La réaction

Même si je voyais les allures garçonnes de mon enfant. Même si je la présentais comme ma fille Mario quand je voyais l'air incertain des gens qui nous observaient, question de briser le malaise avec humour. Même si je sais pertinemment que je n'ai rien à voir dans la réalité de mon aîné. Je me suis sentie coupable. Responsable de ne pas l'avoir fait comme il faut du premier coup. De ne pas avoir deviné ce qu'il vivait. De ne pas avoir trouvé soutient ni solution pour son mal être. Bref, d'avoir failli à mon rôle de mère.

Mon enfant m'a vite rassuré en me répondant du tac au tac, après mes aveux ;

Néo-fils : « Ben là maman, c'est parce que tu m'as fait et élevé comme ça que je suis capable de comprendre qui je suis aujourd'hui! »

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